The Walking Dead, le monde où les morts-vivants ont plus de caractère que les vivants
The Walking Dead – Saison 2. Je peux pas m’empêcher de développer le syndrôme pénible des gens qui ont connu et adoré le matériau de base. Ceux qui ont lu la version originale/vu la série anglaise ou dans ce cas lu le comics avant d’entendre parler du projet d’AMC de l’adapter en série. Et quand on te dit AMC, tu penses Mad Men, Breaking Bad, tu penses à une série basée avant tout sur des personnages et pas sur une intrigue. Une série dont tu mets une semaine à te remettre de chaque épisode, à y repenser, à comprendre d’autres choses à tête reposée.
The Walking Dead ne ressemble pas DU TOUT à une série AMC.
J’ai adoré le pilote (sûrement à cause de l’implication de Frank Darabont), et après ça il a pas fallu beaucoup de temps pour que la série commence à s’enliser dans un scénario qui ne sait pas trop où il va, porté par des personnages pas très intéressants.
Mais deuxième saison, je suis toujours là, j’aime toujours bien malgré tout suivre Rick et sa bande parce que les zombies ça reste mon point faible. Et puis au fond j’espère qu’un jour, l’un des scénaristes va par hasard retrouver la préface du premier volume du comics, dans laquelle Robert Kirkman, l’auteur, explique admirablement bien que son but n’est pas de t’effrayer en te balançant du mort-vivant à chaque coin de rue mais de réfléchir sur la condition humaine. Le zombie n’est qu’un prétexte et ne doit rester qu’un prétexte -même si c’est un prétexte cool.
The Walking Dead, la série, elle marche sur la face de cette préface avec ses bottes recouvertes de boue et de faux morceaux de cervelle en putréfaction. Même si on voit quelques améliorations depuis la deuxième saison, il y a encore beaucoup, beaucoup de chemin à parcourir. C’est quand même ironique, le personnage le plus intéressant est celui qui n’existe pas (encore?) dans le comics. Merci Daryl.
J’adore Andrea version papier. Andrea, elle dépote. Dans un monde où il faut encore avoir envie de creuser pour trouver des personnages féminins qui ne se cachent pas derrière leur mâle dès que la situation commence à craindre, Andrea fait du bien, et elle devient vite indispensable dans l’équipe. Andrea version série est un peu molle du genou pour le moment, mais j’ai foi en l’actrice. Ce qui n’est pas le cas pour Lori par exemple. Sans vouloir tirer sur une ambulance.
Et là, je parle pas de Michonne. C’est mon idole. Elle fait la meilleure entrée de toute l’histoire. C’est la Black Mamba du XXIème siècle. Si ils mettent Michonne dans la série, il y a 9 chances sur 10 pour qu’ils massacrent le personnage, et je sais pas si je suis prête à voir ça. Cette nuit j’ai rêvé que c’était bientôt la fin de la deuxième saison de Walking Dead-AMC, et qu’on m’apprenait qu’elle arrivait (en mode Michonne saves the day évidemment) à la fin du dernier épisode. Dans mon rêve, j’ai pleuré.

